A Djelfa, ville de 200.000 habitants de la région des hauts plateaux, à 300 kms au sud d’Alger, la société, traditionnellement semi-nomade et sédentarisée depuis peu , est encore très conservatrice et les vieilles mentalités n’ont pas beaucoup changé. La femme dans cette région semi-rurale est d’ordinaire« femme au foyer » et si elle est autorisée à travailler (par le père ou le mari) c’est souvent dans le petit commerce, dans le marché informel. Pour faire évoluer cette situation et faire bénéficier les femmes de Djelfa de leur droit au travail, l’une de ces femmes a choisi de s’investir dans la société civile. Au sein de l’Association Assala (authenticité), Mme SAADI Zahra (la présidente) milite pour améliorer la situation sociale et économique des femmes démunies en les aidant à créer leurs propres micro-entreprises (élevage ovin et bovin, ateliers de tissage, salons de coiffure ,ateliers de couture ….) .Assala qui a pour objectif la promotion des droits des femmes et des jeunes, a pu aider ces femmes grâce a une aide de la commission européenne estimée a plus de 50 000 EUR et qui s’inscrit dans le cadre du programme ONG2. Environ 55 femmes ont bénéficié de cette aide depuis décembre 2007 pour créer et développer leurs propres projets (financement, et formations en management et en marketing).
En Jordanie le travail que mène Mme Nadia CHAMROUKH n’est pas très différent de celui de Mme SAADI, même s’il est à une échelle plus large puisqu’elle est a la tête de l’Union des femmes jordaniennes, une organisation non gouvernementale qui a pour objectifs l’abolissement de toute forme de discrimination entre les genres et la promotion des droits de l’homme. En 2007 et dans le cadre du programme EIDHR (l'Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme ) l’Union des femmes jordaniennes a bénéficié d’une aide de la Commission Européenne qui a été destinée au foyer des femmes victimes de violences et a quelques projets de développement liés à ce foyer, tels que le projet d’un salon de beauté, l’atelier de tissage traditionnel, un centre d’internet et la cuisine commerciale ou les femmes préparent des plats destinés à la revente.
« Touria » est un personnage d’une série de fiction télévisée marocaine financée par l’UE. Le feuilleton évoque le destin d’une jeune femme issue d’un milieu modeste de Casablanca. Ses aventures et ses espoirs en relation avec le sexe opposé soulèvent des questions qui sont censées susciter chez le téléspectateur une prise de conscience sur la nécessité d’accorder aux hommes et aux femmes l’égalité des chances, aussi bien dans leur vie privée que publique. La série est réadaptée en roman photo (avec une magazine mensuel féminin) et en conte radiophonique. Elle sera aussi accompagnée d'articles de fond qui apparaîtront dans un quotidien marocain arabophone.